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Serge Elphège et Zsuzsa Farkas

Avec « La Cité », Serge Elphège présente sa version harmonieuse et désirable de la ville. Vertus de la transmission et art dans la vie… Un artiste tout en convictions.
Zsuzsa Farkas investit en mai la chapelle Saint-Jean-Baptiste. La plasticienne y déploie ses miroirs, invitant le public à modifier son regard et à se réapproprier le lieu.

Zsuzsa Farkas

Éloge du dialogue entre êtres et pierres, invitation à l’expérience, à briser les codes de la perception humaine.
Les voyages immobiles sont enchanteurs. Quelques pas tout de même pour pénétrer le « Passage », aménagé par Zsuzsa Farkas dans la petite chapelle du centre historique. Une oeuvre monumentale présentée dans le cadre du Mai des artistes.

Portrait de l'artiste
Zsuzsa Farkas

Flashback. Zsuzsa s’est installée pour la plus jolie des raisons à Argenteuil, il y a quelques années. Espace privé… circulez ! Espace public : emballée ! « La première fois que je suis venue, cette chapelle m’a immédiatement attirée. Je me devais de mettre en valeur ses voûtes et ses lumières. » Grâce à une complexe machinerie ? Non, juste en proposant un parcours évolutif fait de miroirs. « Je confronte le spectateur, profane, à ce lieu sacré en l’y réfléchissant. » Metteuse en scène des émotions, elle joue sur l’interaction. Et attend une réaction, une
modification du regard sur l’environnement.

La jeune femme aux cheveux blonds est née il y a 35 ans en Hongrie. « J’ai toujours dessiné et ai étudié la sculpture classique aux Beaux-arts à Budapest ». Devient professeur, puis rejoint la France en 2006 pour étudier l’art contemporain. Et se concentre sur l’utilisation des miroirs, en s’autorisant quelques incursions dans le multimédia. Szusza a déjà exposé à l’Unesco et conçoit maintenant des oeuvres monumentales.
Par la réflexion, elle révèle la présence humaine et la lie à son environnement. L’émotion suintant de ce dialogue. Là, dans cette petite chapelle préservée, l’on s’interroge sur la place de l’Homme dans la société et l’univers. La force de l’art. D’un – presque – rien, envisager le – quasi – tout. « Sans oublier l’aspect esthétique, loin des marchands, je m’exprime ainsi. » En tendant un miroir fascinant.

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Serge Elphège

Les contraintes libératrices jalonnent l’histoire de l’art et électrisent les vitraux de Serge Elphège. « Je travaille comme un peintre, à coups d’esquisses. Puis je m’en remets à la rigueur du travail artisanal du vitrail, avant de délirer. »
Baroque gratuit ? Loin de Serge ce sinistre dessein. Prendre l’exemple de « La Cité », présentée dans le cadre du Mai des artistes. Six panneaux traversés de trains électriques, irrigués d’eau, aérés d’un mur végétal où les oiseaux chantent et où des clignotants clignotent.

portrait de l'artiste
Serge Elphège

Loin de l’approche traditionnelle du vitrail, Serge Elphège questionne : peut-on continuer notre monde tel qu’il est, au risque de l’écroulement ?
« Une transformation urbaine doit resituer l’homme dans la cité. Elle doit redevenir à la dimension de ses habitants». Disproportionnée, elle serait créatrice d’angoisse, comme un costume trop grand : marchant sur le pantalon, on s’étale lamentablement sur le bitume.
Les panneaux suivent la grandeur, la décadence puis le renouveau de la ville. « Cet idéal esthétique est construit sur la base du nombre d’or ». Un rapport arithmétique source d’équilibre. Et évoque l’altérité, les nécessaires diversités sociales et culturelles et la réduction des inégalités économiques.

Installé depuis 2006 à Argenteuil, il a intégré des vidéos réalisées avec des élèves de Ce2 de l’école Jules-Guesde 2. Une révélation. « J’avais peu de temps à leur consacrer mais ce fut passionnant de les éveiller à la sensibilité artistique. D’ailleurs, je tenais à ce que leurs dessins soient exposés à côté de ma sculpture. »

Serge se dit prêt à renouveler l’aventure et propose déjà des stages de découverte du vitrail dans son atelier.
De sa voix douce, Serge glisse : « L’art est un besoin. Je ne peux pas vivre sans créer, cela m’équilibre. » Pareil pour une société harmonieuse…

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