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Yacouba Konate et Marc Orieme

Yacouba Konate et Marc Orieme, les deux haltérophiles du Coma – champions de France 2012 –, ont été récompensés en fin d’année par la Ville lors de la soirée des Sportifs à l’honneur. Deux parcours exemplaires pour exploser les clichés.

Bio

Marc Orieme

1996 : naissance à Levallois-Perret
2011 : débuts en l’haltérophilie
2012 : champion de France cadets
2013 : préparation du baccalauréat

Yacouba Konate

1990 : naissance au Mali
2006 : arrivée en France
2009 : entrée au Coma
2012 : champion de France des - 90kg


Deux poids, deux mesures

Portrait Marc Orieme«Champions de France d’haltérophilie… » Si certains clichés n’étaient pas si bien ancrés dans la mémoire collective, le titre pourrait faire peur. Prendre plaisir à soulever des rondelles de métal plus lourdes que soi alors que l’on pourrait être dans son canapé, les charentaises en éventail est un défi pour le moins étrange à tout étranger de la discipline... Direction donc le gymnase Marcel-Cerdan, qui donnait plutôt dans les gants de cuir et les crécelles à robe noire, pour percer ce double mystère. Première surprise : Marc a 16 ans. Yacouba ? 22 printemps. Et un titre national chacun.
Dès la porte entrouverte, une atmosphère lourde prend à la gorge. Matérialisation d’un travail intense, forcené, où les rires succèdent aux cris de l’effort. « J’ai commencé par faire de la musculation il y a un peu plus d’un an, pour gagner en force », précise Marc, « puis, apprenant de plus en plus de techniques, je me suis tournée vers l’haltérophilie. » Qui serait aussi piégeuse qu’un pot de confiture de mirabelles. Yacouba confirme. Basketteur, il s’est inscrit il y a trois ans pour développer sa musculature. Mordu immédiatement, il a progressé à la vitesse d’un sprinteur euphorique. « Je prends du plaisir dans l’effort et la recherche de la performance. Soulever des poids est devenu une passion, un peu bizarre, c’est vrai », sourit-il.
Grand, élancé, Marc ne se dit pas touché par les clichés courant sur la discipline, où l’on ne croiserait que de petits athlètes trapus tassés par le poids des poids. « On croit que ce n’est qu’un sport de force, mais il y a 70 % de technique », insiste-t-il. Frappant : physiquement, le duo approche le yin et le yang quand, côté caractère, on est proche des jumeaux homozygotes. Pausés, sérieux et pleins d’humour, détendus et consciencieux, ils inspirent une immédiate empathie.
Portrait Yacouba Konate Marc, judicieux : « l’haltérophilie n’est pas très répandue à mon âge, alors cela surprend. Et cela diversifie la pratique sportive ! » Clairvoyant, grand lecteur – fan de Victor Hugo et de Jules Verne –, il ne trouve pas non plus ce sport rébarbatif et s’apaise lui aussi dans la répétition de l’effort. Si on le perd un peu sur ce terrain de la « souffrance consentie », on le retrouve quand il évoque son complice. « Il est attentionné et investi, il cherche toujours à s’améliorer. » Et Yacouba de lui rendre... l’appareil : « Marc est un garçon gentil et courageux lors des compétitions », salue-t-il.
Un peu à part, l’haltérophilie est « une discipline de partage ». Pratiquée par de puissantes machines qui papotent et échangent entre deux explosions de barre en main. De gentils colosses qui ne se métamorphosent même pas en ogres pour les compétitions. « C’est une formidable expérience, faite de rencontres et d’échanges. C’est assez rare dans le monde du sport », assure Yacouba, par ailleurs « ravi » de son titre et honoré d’avoir reçu son trophée de la Ville, le 30 novembre dernier. Marc confirme : « les compétitions, c’est un peu une fête entre nous. » Et s’il dit sagement se concentrer cette année sur ses épreuves du bac, son aîné, capable de brandir un quintal à bout de bras, espère poursuivre son escalade des charges. Et rêve maintenant d’Europe après son titre national.
Sage et sérieux donc, le duo n’est pas terne mais souriant et attachant. L’haltérophilie, univers absent des vitrines médiatiques, est à des lustres de l’atmosphère glaçante de certains vestiaires. Une discipline finalement aussi cérébrale que physique, parfois plus nerfs que muscles. Et qui, surtout, sait se fondre dans la masse.

S.Le.

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