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Pauline Bachiri

Touche-à-tout de 24 ans, Pauline Bachiri étudie le droit, apprécie la littérature et la poésie de Baudelaire, la photo et les arts martiaux, notamment de self-défense. Au point de décrocher un titre national de nihon taï-jitsu en 2012. Sans se départir de sa modestie.

Nihon, ni mauvaise

Pauline BachiriUne fluette silhouette, sur un banc du gymnase Marcel-Cerdan, ne se détache pas de son livre. Bottines beiges pas si classiques, un manteau coupé impec sur une chemise kaki. Sans dépareiller… Pauline Bachiri ne manque pas d’élégance mais de « confiance en elle ». Il n’est qu’à observer ses mains imbriquées, ses doigts qui se tortillent, en attendant le début de son entraînement de nihon taïjitsu. Mais baguenaudons un peu avant d’évoquer le titre de championne de France. La raison principale de l’interview.
On la découvre grande lectrice, surfant sur un océan de thrillers, emportée récemment par la vague islandaise Indridason, aussi sombre qu’efficace, quand elle ne l’est pas par les classiques, Baudelaire, Hugo ou Malraux. Puis elle plonge dans son passé de danseuse, avant de nager vers la fac de droit où elle est en quatrième année. Sans oublier la photo, courant les expos et mitraillant ses contemporains. « J’aime capturer une émotion et transmettre ce que je ressens d’une personne », explique Pauline. Avec une indéfectible flamme. La même qui irradie quand elle aborde sa passion délicieusement dévorante. Celle des arts martiaux. Celle qui l’a menée, ce lundi, vers 20h, dans ce temple de la fonte et des balayages. Infatigable, elle s’apprête à entamer son premier entraînement de la semaine. Précisément de nihon taï-jitsu, au sein de l’Union sportive argenteuillaise. « C’est une discipline française inspirée de techniques japonaises. Nous utilisonstoutes les armes du corps pour répondre à des agressions potentielles. Il s’agira de clefs, de coups, de projections ou d’étranglements », détaille-t-elle. « Pour réussir, on nous enseigne à rester prudents, à ne pas se surestimer. » Bonne élève, la voici médaillée. Si les compétitions n’existent pas en nihon taï-jitsu, son maître, appelé Sensei, l’a orientée vers le karaté jutsu. Discipline soeur et de combat où les coups sont portés. Pour sa première compétition, la voici championne de France. « Nous sommes peu de pratiquantes », modèret- elle modeste. Se disant aussi surprise qu’heureuse. Mais n’en fera pas sa nouvelle marotte. Préférant la découverte, arpenter de nouveaux chemins, la boussole de la sagesse et de la curiosité en main. Elle s’est donc retrouvée à manier les bâtons courts de l’arnis doblete rapilon (ndla : sport de combat philippin) et a tenté le jiu-jitsu brésilien.
Pour autant, Pauline n’a rien d’une bagarreuse. Elle intrigue mais son bonheur tient de l’évidence lorsqu’on assiste à l’une de ses multiples séances. « Il ne faut pas se fier aux apparences, les arts martiaux ne sont pas de la violence gratuite, mais une véritable philosophie », professe la jeune femme. Qui a découvert cet univers grâce à son petit frère. « On cherchait quelle discipline lui conviendrait. Je l’ai accompagné au forum des associations de la Ville et j’ai moi aussi essayé… » C’était il y a quatre ans et, depuis, le virus ne fait que s’aggraver. Mais si les kimonos lui manquent férocement lors des périodes de partiels, elle tient alors à suspendre les entraînements. Sagesse et détermination, là encore. Et quand on lance par honteuse facilité le surnom d’intello des tatamis, elle sourit, rosit. Pas totalement faux donc. Dépassement de soi au sens large : les arts martiaux développent tout autant l’esprit que le corps…

S.Le.

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