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Luis Lopes

Luis Lopes vient de changer de vie à 52 ans. Cet ancien artisan taxi reprend l’Antoninbar.
Un “rade” de son quartier dont cette figure était habituée.

Bio

1961, naissance à Fatima (Portugal)
1977, rejoint ses parents en France
1986 à 2010, artisan taxi
2013, rachat de l’Antonin bar

Luis Lopez"Je peux te prendre un stylo luis ?” important le stylo, pour le loto. Comme d’être une figure incontournable de l’Antonin-bar pour passer derrière le comptoir. luis lopes n’est pas du genre à se lancer à la légère. tout en se ménageant de précieux espaces de liberté. en se payant par exemple des heures de pilotage d’avion. Sans se brûler les ailes. en bon sage pas sage. Arrivé en France de son Portugal natal dans les années soixante-dix, luis lopes a sillonné les rues de Paris pendant 24 ans.

Devenu artisan taxi par hasard, il résume sobrement : “j’avais une famille à nourrir”. il tait le nom des célébrités transportées mais glisse celles des sociétés qui faisaient appel à sa conduite toute en fluidité. Pourtant, en 2010, il raccroche : trop de stress, marre de scruter le compteur de vitesse, ras-le-bol de garder les yeux rivés dans le rétro en serrant les fesses pourtant lovées dans le cuir de sa Mercedes. Après 2,8 millions de kilomètres, il revend sa plaque. Puis reprend l’été dernier le bartabac de la rue Antonin-Georges-Belin (côté val-d’Argent-Sud). le travail ne lui fait pas peur. Cela tombe bien, ce prudent entreprenant a refait lui-même plomberie, électricité et peinture. “Ça marche bien, il est vrai que j’avais mes habitudes ici.” Car c’est bien le portrait d’une figure du quartier qui se dessine. Du genre extraverti, il a toujours l’envie de séduire et de déconner. la vente de l’Antoninbar tombait à pic. “J’ai essentiellement dû apprendre à laver les verres”, lance-t-il, en toute modestie.

Reconstituant sans dépenses inconsidérées les stocks pour le moins rachitiques à son arrivée. Rien d’étonnant à ce qu’il ait longtemps joué les icare raisonnables. “J’ai toujours rêvé de voler, j’ai même failli décrocher mon brevet de pilote. Avec trois copains, je compte quand même pas mal d’heures de vol”, reconnaît celui qui n’hésitait pas à décoller pour déjeuner à Deauville. Cocasse, ses enfants n’ont pas jeté la figure du père avec l’eau du bain. l’un, opticien, caresse la bosse du commerce dans le sens du poil, quand sa fille est en troisième année d’école d’aéronautique à levallois-Perret.

Sur le plancher des vaches, luis enfourche une monture plus élancée. Son vélo adoré. “Je disputais des courses en vétéran encore récemment”. De la race des persévérants, il affiche alors 26 000 km par an. “Pourquoi s’engager dans une épreuve pour finir dernier ?” Une passion simple et tenace. “Ado, je courais derrière les filles pour aller au bal”. Une conception à l’ancienne de la petite reine qui s’envoie une aspirine et un verre de Bordeaux pour fluidifier le sang. Une sorte de “pot portugais” tout à fait légal. “J’admire les exploits des coureurs sur le tour de France”, reconnaît luis.

Dans son bar à l’impayable atmosphère, vieux et jeunes composent une attachante bande de potes. Qui se sont trouvé un havre de liberté dans ce petit coin d’Argenteuil que luis aime tant. “nous sommes arrivés en 1993, après avoir quitté Asnières. C’est tranquille et dégagé, on n’étouffe pas”, salue celui qui pourrait ouvrir le syndicat d’initiative du quartier. les copains de ses gamins auraient même poussé leurs familles à s’installer dans les parages…

 

S.Le.

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