Argenteuil Le site de la ville d'argenteuil

Patrimoine urbain

L’histoire d’Argenteuil se découvre aussi à travers ses bâtiments et ses maisons, qui bordent ses rues et ses avenues.

XVIIIe – XIXe siècle
maisons vigneronnes

Au XVIIIe siècle, en ville, les maisons vigneronnes et maraîchères, modestes habitations à étage, forment la grande masse de l’habitat traditionnel, et donnent une singularité aux rues du bourg rural tant par l’alignement des façades que dans l’ordonnancement des voies de circulation et des places. Le principal témoin en est le découpage cadastral caractérisé par d’étroites et longues parcelles héritées du morcellement des terres viticoles. Quelques exemples de maisons vigneronnes existent encore en centre-ville.

L’auto-construction  - 1920 – 1930
Val-Notre-Dame // Orgemont-Volembert // Les Coteaux

Auto construction

Entre les années 1920 et 1930 la banlieue se développe rapidement et de façon anarchique. Des lotissements constitués de pavillons, qui sont parfois le produit de l’auto-construction, se peuplent d’ouvriers venus travailler dans les usines toutes proches. Leurs habitations sont pour la plupart défectueuses ou pour le moins non aménagées, sans électricité, eau, gaz ni voirie. Cette architecture originelle reste perceptible dans plusieurs habitations des quartiers du Val-Notre-Dame, d’Orgemont-Volembert ou des Coteaux, malgré les aménagements successifs.

Les immeubles bourgeois  - XIXe siècle

Les immeubles bourgeois - XIXe siècle

L’immeuble bourgeois se caractérise dans sa répartition spatiale par de vastes appartements, s’étalant souvent sur un étage entier. Leur style et rythme architectural sont travaillés et variés dans leurs formes et dans leurs ornementations. L’immeuble bourgeois marque également par son architecture extérieure une hiérarchisation sociale entre les niveaux : les étages dits nobles sont repérables à la présence des balcons en fer forgé. Les parties réservées aux domestiques se manifestent, elles, par les simples lucarnes de toiture.

Les maisons de villégiature

 

XIXe siècle - Les maisons de villégiature

À Argenteuil, comme ailleurs autour de la capitale, les lotissements de villégiature se multiplient. Des quartiers aux noms évocateurs, comme la «  Colonie parisienne » se construisent à proximité de la gare ou aux marges ouest de la ville à l’emplacement des anciens remparts (boulevard Jeanne-d’Arc et Gallieni). L’architecture de villégiature est avant tout marquée par la construction de villas et de demeures bourgeoises agréables et confortables souvent caractérisées par l’utilisation de la pierre de meulière ou du toit Mansart et agrémentées d’un jardin. De style classique, art nouveau ou arts décoratifs, elles constituent un véritable catalogue d’architecture. À partir des années 1920/1930, le nombre de villas tend à diminuer au profit des immeubles de rapport et d’immeubles bourgeois.

Les immeubles de rapport - XIXe siècle

Les immeubles de rapport - XIXe siècleL’immeuble de rapport était une source de revenus pour son investisseur. Les appartements étaient donc petits, nombreux, peu chers et leur architecture souvent quelconque. Leur style et rythme architectural sont sobres, répétitifs et pratiquement dépourvues d’ornementation. La brique constitue souvent le matériau principal de construction. Les immeubles de rapport construits à la toute fin du XIXe siècle se différencient toutefois. Bien que classiques, de part leur architecture de bâtiment collectif, ils présentent néanmoins les caractéristiques du mouvement Art nouveau par le jeu des matières et des coloris.

cités jardinLes cités-jardins  - XIXe siècle
Première tentative de reconstruction urbaine du début du XXe siècle, et en réaction au développement désordonné des lotissements ouvriers, les cités-jardins transforment les modes d’habitation. Indissociable de l’idée de modernité et d’hygiénisme, les logements sont aérés, dotés du confort sanitaire, entourés d’espaces verts et proches des équipements publics. À Argenteuil, les cités-jardins sont initiées par la ville, comme celle d’Orgemont, du Marais ou du Perreux, ou liées aux entreprises, comme celle de la « Lorraine ».

Cité troncLes Hbm- 1920
Dans les années 1920, l’État généralise la construction de logements populaires. Les offices publics communaux d’Hbm se développent alors comme celui d’Argenteuil, créé en 1923. Son premier grand chantier est la cité du Tronc édifiée de 1930 à 1933. Les préoccupations des architectes rejoignent alors celles des concepteurs de cités-jardins : standardisation et rationalisation au service du confort et de l’hygiène.

Les grands ensembles :  Val d’Argenteuil  1958 – XXIe siècle

Le programme d’aménagement de la Zup d’Argenteuil, approuvé en 1962, débute en 1965 sous la direction de l’urbaniste-architecte Roland Dubrulle. Le projet de grand ensemble, communément dénommé alors « quartier de la nouvelle gare » ou « super Argenteuil » intègre dès son élaboration deux secteurs d’habitations dont un conçu autour d’une dalle centrale, une zone industrielle de 70 hectares, un parking de 1000 places et une desserte ferroviaire directe joignant Paris-Saint-Lazare en dix minutes. Le quartier du Val-d’Argent-Nord et Sud, porteur de dynamisme et d’inventivité, accueille aujourd’hui 30 000 habitants et représente un cinquième de la surface bâtie de la ville.

En savoir plus

En 2013, la cité du Tronc fêtait ses 80 ans. Première construction de l’office public des habitations à bon marché, l’ensemble est emblématique de la politique sociale que mène la Ville...
Visite en vidéo des cités jardins
A la découverte du travail des architectes Defresne dans les rues d'Argenteuil
Véritable témoins de l'histoire et de la vie ouvrière du 20ème siècle, les cités-jardins sont parties intégrantes du patrimoine urbain français. Il en existe trois à Argenteuil.
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