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Un Héros très discret

À 24 ans, Gaëtan Kiaku a vu son premier court métrage primé et fut assistant à la réalisation sur plusieurs longs. Un futur métier ?

1990
naissance dans l’Essonne

2003
installation à Argenteuil

2014
« RuptureS imaginaire »

2014
3e assistant réalisateur

On a connu des starlettes jouant les divas au bout de trois plans. Enfantillages à des années-lumière de Gaëtan Kiaku. Pourtant, son premier court métrage fut remarqué au point de lui permettre de travailler sur des plateaux de ciné. Aux côtés de stars, au sens noble du terme. Et sur quoi insiste-t-il presque le plus ? Son engagement associatif. Étonnant ce Gaëtan.

 

Enfant, il regardait en famille tous les blockbusters à la télévision. Boulimique de pellicule, il hante depuis les salles obscures. Quand un conseiller principal d’éducation avisé l’inscrit d’office en fac de cinéma. C’était à Paris VIII Vincennes-Saint-Denis, où il a décroché une licence. « Cela m’a tout de suite intéressé ». Jusqu’à tourner son premier court, « RuptureS imaginaire », présenté à Argenteuil à l’occasion de la Journée internationale des femmes. « J’apprécie ce format, même si c’est un exercice difficile. Raconter des histoires avec des images est passionnant ». Lui qui a longtemps habité Argenteuil, a tenu à y réaliser son premier film. « Je suis très attaché à la ville, elle m’inspire ». Comme par exemple avec l’histoire de Billal qui cherche à rompre sans faire souffrir sa copine. « C’est une comédie dramatique où la rupture est un prétexte pour parler de la société et des relations hommes/femmes, notamment en banlieue », explique-t-il.

Indépendant Gaëtan, qui s’est chargé du budget, obtenant différentes aides et recourant au financement participatif. « Le cinéma demande beaucoup de moyens, il faut être débrouillard et courageux ». Diffusé en France et même à Tanger, son film a obtenu la mention spéciale du jury au festival international Génération court d’Aubervilliers. Et c’est pour son équipe qu’il était le plus fier. Gaëtan ou l’effacement modeste. Mieux, repéré par le producteur François Kraus, ce dernier lui a proposé la place de 3e assistant à la mise en scène sur le tournage de « La Tête haute », d’Emmanuelle Bercot [ndlr : présenté en ouverture du dernier festival de Cannes]. « J’étais chargé d’encadrer les figurants et de faire le lien entre le plateau et les coulisses, où les acteurs se préparent ». Les acteurs ? Catherine Deneuve et Benoît Magimel, aussi « accessibles et charmants l’un que l’autre ».

Gaëtan Kiaku
Gaëtan Kiaku

 

 

 

 

 

 

 

 

S’il a déjà écrit son deuxième scénario, « le ciné reste encore du domaine de la passion ». Alors il « gagne sa vie comme animateur dans une association qui promeut les arts auprès des jeunes ». Logique. L’on retrouve le côté social qui l’attire tant, admirant Jacques Audiard, qui parvient à « traiter de sujets difficiles, avec réalisme, en restant accessible ».Dernier symbole : il vient de filmer bénévolement une association travaillant avec des jeunes au Val-d’Argent-Sud. « L’image de la banlieue n’est pas bonne alors que beaucoup se bougent pour que les gens s’en sortent. C’est eux que je veux mettre en valeur ».

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