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Complices platinés

Le 19 novembre, André et Paulette Pageaud fêteront leurs 70 ans de mariage. Ces éternels amoureux sont aussi les témoins de presque un siècle de l’histoire d’Argenteuil.

1920 et 1923
naissances d’André puis de Paulette, à Argenteuil

1945
mariage à Argenteuil

1949
André ouvre son 1er cabinet

2015
noces de platine

André et Paulette Pageaud
André et Paulette Pageaud

Comme une indestructible allumette invisible. Quand leurs regards se croisent, la flamme crépite, comme aux premiers jours. Il y a soixante-dix ans, Paulette et André se disaient oui, et le 19 septembre, ils se présenteront à nouveau devant Monsieur le Maire pour célébrer leurs noces de platine. « On n’a pas vu le temps passer », avoue Paulette. Un étrange phénomène qui doit beaucoup à leur stupéfiante complicité que les ans n’ont pas émoussée. « Nous avons toujours tout fait ensemble », sourient-ils, peinant à se remémorer une dispute. « On vieillit mais on n’est pas tristes », lance Madame, quand Monsieur résume : « On ne fait plus de projets mais nous avons beaucoup de souvenirs ». Souvenirs d’avant-guerre, quand les tramways frôlaient les trottoirs de la rue Paul-Vaillant- Couturier (Grand’rue à l’époque), des régates ou  des mises à l’eau des hydravions sur la Seine. Deux purs Argenteuillais : dans l’arbre généalogique du côté maternel de Paulette, la ville alors bourg est présente dès le XVIe siècle. En toute logique, elle est issue d’une famille de vignerons et de producteurs d’asperges. « Tous les ans, pour la Fête des vendanges, on distribuait le vin d’Argenteuil », rappelle-t-elle. « Beaucoup de gens suivaient », commente malicieusement André.

Sa famille produisait donc le fameux « picolo » d’Argenteuil, issu du « cépage baco et titrant à 8 degrés, 12 les années exceptionnelles », poursuit- il, un rien taquin. Mariés quelques jours avant la Libération, ils évoquent aussi la vie pendant la guerre, quand « il fallait faire des kilomètres à vélo pour aller au ravitaillement ». Regrettant la tranquillité d’antan, et rappelant qu’il y a quarante ans, « le marché était tellement renommé que l’on y venait de Paris ». Fidèles tout de même à la commune, André y installe son cabinet de masseur-gymnaste médical au carrefour Gallieni. Grand sportif, il y ouvre également une salle de culture physique, « fabriquant des champions de France et d’Europe ». Il pratique aussi le trapèze
volant ou... le catch. Quand Paulette n’arrête pas, fait tourner la maison, confectionne les vêtements de leurs trois enfants, assure certains cours pour le club d’André, elle qui pratiqua longtemps la gymnastique.

Une fois retraité, il intervient bénévolement dans un foyer d’handicapés. « C’était sa BA », titille Paulette, avant de saluer son courage, et son amabilité. Le couple visite alors la France et l’Europe, gâte ses huit petits-enfants et treize arrière-petits-enfants, ou se met au ski. Maintenant moins actifs, ces nonagénaires ont « la chance de ne pas être grabataires » et se font simples pour évoquer cette longévité : « On a eu une vie normale, sans excès mais sans se priver ». Avec le rire, comme omniprésent viatique de ces fans de chansonniers. D’ailleurs, pour qualifier son épouse, André lâche hilare : « elle a énormément de qualités mais elle rouspète beaucoup...Ce n’est pas grave, je deviens sourd... »

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