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Guy Carlier : cette ville qui m’a tant donné

Victor Dupouy, l’école Ambroise-Thomas, la MJC de Joliot, la Dalle… À l’occasion des trois ans de l’hebdomadaire, le chroniqueur Guy Carlier revient sur plus de 40 ans passés à Argenteuil.

Bio

5 juin 1949 : naissance à l’hôpital d’Argenteuil
1989 : écrit « Y a pas que les grands qui rêvent » pour Melody
1997 : arrivée à France Inter
2004-2006 : chroniqueur sur France 3
2005 : écrit « Ce qui ne tue pas nous rend plus fort » pour Johnny Hallyday
2006 : lancement de son one-man show « Ici et maintenant »
2007 : passages sur France 2
2009 : arrivée à Europe 1

Un matin ensoleillé, avenue Montaigne. Les cafetiers nettoient les terrasses et les scooters jouent les chasséscroisés
le long de cette arcade parisienne, non loin des Champs-Elysées. L’ambiance transige avec les souvenirs de Guy Carlier. Des souvenirs intacts, vivaces et auxquels, à 62 ans, se rattache sans cesse le chroniqueur.
Une sorte de bouée affective et nostalgique qui ne nécessite ni relance, ni rafraîchissement de mémoire. « L’Argenteuillais ? Ah ! Moi, j’ai bien connu L’Avenir du Val-d’Oise… Je me rappelle même les titres de La Renaissance : « nouveau record d’inscriptions au parti ! » (Rires) C’était un peu L’Huma local. »
Posé au milieu de la rédaction grouillante d’Europe 1, Guy commande un café. Son corps, hors norme, rond et massif, contraste avec sa timidité, sa pudeur. Son extrême sensibilité. Seuls ses yeux – fatigués – s’illuminent à chaque évocation du passé, dans un flot ininterrompu d’anecdotes qui l’ont construit : « Victor Dupouy m’a emmené en colonie dans sa traction ! Incroyable, hein ! Nous étions ses voisins, rue de Barentin. Ce type, ajusteur de formation, avait une vie spartiate : habitant avec sa soeur qui lui ouvrait le portail à 7h et lui refermait à 19h après son retour. Une vie réglée, monastique. Bref… Les colonies à Saint-Hilaire-de- Riez, c’était génial ! J’y ai vu mon premier sein… En plus, nous étions en uniforme : short bleu et chemise Madras. »
Guy Carlier
Guy Carlier
Il s’interrompt. Bois une gorgée, avec un sourire en coin. Soupirant de bonheur. « J’ai été à l’école Ambroise-Thomas. Nous ne voyions les filles que pour les vaccins. J’ai enchaîné sur le collège Paul-Vaillant-Couturier (encore que des garçons !) qui m’a donné l’envie d’écrire, puis la fac et le métier d’expert-comptable. Je travaillais à l’emplacement actuel de la mosquée (ancienne usine Renault), mais je regardais surtout les trains… »
Côté urbanisme, Guy a justement connu la transformation progressive de la ville : « Je me souviens que l’on disait que Sacha Distel allait acheter un appartement dans le gros bâtiment sur Gabriel-Péri ! Hé oui, on a les stars de son époque… J’ai également vu la création de la cité du Perreux. Et puis ce Breton qui construisait une barque sur son balcon des Champioux, cette famille de roux, comme dans le film « Le Petit Baigneur », qui écoutait très fort la radio, ou bien mon pote Ahmed qui jouait du rock avec son groupe Dany Logan et Les Pirates et que j’allais voir le mercredi au Cirque Pinder, les répétitions à la MJC de Joliot, la boîte de ma mère qui est devenu un hôtel… Argenteuil, c’est vraiment une multitude de visages, de sensations. »
Guy Carlier
Guy Carlier

Pause. Reprise de respiration. « Et cette boîte de jour… à la Porte Saint- Germain ! On y croisait souvent les Murators, dont le clavier était Alain Chamfort... J’avais emballé la chanteuse ! (Ndla : qui, depuis, a gagné l’Eurovision). A l’époque, rien qu’au Puiseux, il y avait trois groupes de rock… C’est l’époque, où on disait « Aller aux lignes », c’est-à-dire aller au-delà de la ligne de chemins de fer voler des cerises dans les potagers. » Et la Dalle ? « On y mangeait des glaces le samedi après midi.
J’étais jaloux ! Je voulais, moi aussi, vivre avec des baies vitrées en alu, alors que j’avais connu les toilettes dans la cour… Par contre, j’ai eu l’occasion de dire personnellement à Sarkozy que son discours ne suscitait aucun espoir… »
Marché Héloïse ? « Je me souviens surtout des clients qui remontaient jusqu’à Jean-Jaurès avec des poulets dans les mains et de l’excellent couscous rue de l’Abbé-Fleury. Et aussi… de Claude François à Jean-Vilar, des films de guerre au cinéma Le Gamma et d’un trou dans la chaussée – resté intact pendant des années – que j’avais créé après une expérience de physiquechimie…»
Guy Carlier
Guy Carlier

Mais l’heure tourne, nous devons partir. À regret, tant le personnage est attendrissant. On remercie. Au loin, Guy nous lance : « Vous savez… Je ne suis pas démago quand je dis
que j’aime Argenteuil. Je vous le prouverai en y venant faire mon one-man show l’année prochaine… C’est la moindre des choses pour cette ville qui m’a tant donné. »

Pari tenu.

Guy Carlier
Guy Carlier

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