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Jean-Michel Pirès - Moissonneur-batteur

À 39 ans, Jean-Michel Pirès vit de sa passion. Et sème derrière lui quelques vocations. La fi ne fl eur de la musique ? Il l’accompagne à la batterie : Married Monk, Yann Tiersen, voire même… Michel Houellebecq. Une vie loin des sentiers battus et ouverte sur un champ des possibles.

Bio

1972, naissance à Argenteuil
1996, avec les Married Monk
1999, avec Yann Tiersen
2006, avec NLF3

23 mai 2000, Folie’s Pigalle. Plus d’une heure qu’il martèle ses fûts. L’on s’apprête à en vider d’autres au bar. Pour se remettre du concert halluciné de l’improbable Michel Houellebecq (oui, l’écrivain).
À la batterie : Jean-Michel Pirès.

9 décembre 2011, Cave dîmière. De face, toujours aussi discret, presque effacé. Passionné de musique forcément, il a notamment fait son éducation musicale grâce au « fonds très complet de la médiathèque d’Argenteuil » et à sa soeur aînée, fan de new-wave anglaise.
À 9 ans déjà, il est inscrit dans la classe de percussions classiques de l’école de musique locale. « J’ai toujours aimé taper sur des trucs », racontet-il. Rapidement, il joue dans des groupes et plonge dans le rock et la pop, nageant dans le petit bain « indé* », qui culmine dans les années quatre-vingt-dix. Il vend quelques milliers de disques, lui permettant de vivre.
« Le hasard a fait que les Married Monk cherchaient un batteur, ils m’ont retenu ».
Puis j’ai travaillé pour le label de Bertrand Burgalat, Tricatel, accompagnant alors Michel Houellebecq”, retrace-t-il. Avec Yann Tiersen, auteur notamment de la BO du film « Amélie Poulain », c’est même la scène de l’Olympia qu’il foule.

Quinze ans que Jean-Michel vit de la musique, vogue au gré des rencontres, entre la réflexion du studio et l’énergie de la scène.

Depuis 2006, il joue avec NLF Trio, combo instrumental, plus expérimental et psychédélique, et a monté Headphones, avec un autre Argenteuillais. Évidemment, s’il avait réussi à réveiller les compositions de Raphaël d’un coup de baguette magique, la gloire était là. Mais pour une génération de trentenaires ayant découvert le rock indé., le soir sur France Inter grâce à Bernard Lenoir, sur une cassette passée par un copain de lycée qui s’appelait Jean-Daniel ou quelques journaux comme Les Inrocks alors mensuel, c’est comme si l’on papotait avec le Mozart de la cymbale.
Mais dans l’entretien, Jean-Michel est presque soulagé : « Le batteur est celui qu’on ne met pas en avant. Qu’on ne sollicite pas pour les interviews. »

9 décembre 2011, Cave dîmière. Portrait tiré, effacement têtu : "Marianne, je préfère la floue…"

 

* Pour indépendant, comme les labels musicaux produisant les disques de ces artistes, moin des grandes maisons, elles sont désignées comme "majours"

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