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Promenons-nous dans le Patrimoine : La Colonie Parisienne

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L’Argenteuillais-Le Mag était consacré au mois de février au quartier d’Orgemont-Volembert. L’occasion de revenir sur l’histoire de ce secteur de la ville, et notamment sur le quartier de la « Colonie », lieu de villégiature parisienne.

Architecture caractéristique du quartier
Architecture caractéristique des demeures bourgeoises du quartier de la Colonie parisienneArchitecture caractéristique des demeures bourgeoises du quartier de la Colonie parisienne

Dans les années 1880, le secteur situé de l’autre côté de la gare, en face de la maison de Charles Longuet et de Jenny Marx, est encore pratiquement inhabité, ne comportant que des terrains de culture, des bois et des carrières à plâtre. C’est en 1878, avec l’établissement de la ligne de la grande ceinture (voir encadré), que l’urbanisation se développe dans le quartier d’Orgemont. Mais en 1889, on n’y compte encore qu’une dizaine d’habitants.

C’est vers la fin du XIXè siècle que les parisiens aisés, qui fréquentent depuis les années 1850 les bords de Seine et les guinguettes, commencent à y construire d’abord des maisonnettes en bois puis de véritables résidences secondaires, où ils viennent passer le dimanche, séduits par la campagne. Les prix abordables des terrains et la proximité de la gare centrale qui permet de rejoindre rapidement la capitale amènent tellement de parisiens à s’y installer que les Argenteuillais baptisent ce nouveau quartier « la colonie parisienne ». L’architecture est avant tout marquée par la construction de villas et de demeures bourgeoises, confortables et agrémentées d’un jardin. On y retrouve l’utilisation caractéristique de la pierre meulière comme dans d’autres villes de villégiature (Enghien-les-Bains, Deauville, Trouville, Honfleur, etc.). Pour satisfaire cette clientèle, avide de dépaysement et d’air pur, de nombreux restaurants, cabarets ou guinguettes, comme le Pavillon Bleu, la Gaîté Parisienne ou la Closerie d’Orgemont ouvrent leurs portes.

Au début du XXe siècle, l’accroissement du quartier rend nécessaire l’établissement d’un nouveau marché. La place de la gare de la grande ceinture, grand espace pratiquement inoccupé, est choisie pour son emplacement. Le mercredi 4 aout 1909, le marché de la grande ceinture est inauguré (il prendra plus tard le nom de marché de la colonie, en référence à l’appellation du quartier). Le marché était réputé pour la variété et la fraicheur de ses produits, comme en témoigne Jean-Etienne Delacroix dans un de ses carnets de dessin : « il y a de tout : des pêches, des abricots, des prunes, des fraises, des choux fleurs, des pommes de terre, des pois, des asperges, …ainsi que plusieurs maîtres bouchers, charcutiers, ou de volailles ».

Parallèlement, au début du XXè siècle, apparaissent également maisons et immeubles liés autant au développement de l’activité industrielle sur place qu’à la fréquence accrue des trains vers Paris depuis la gare centrale. Petit à petit, les villas cohabitent avec des immeubles bourgeois et des immeubles dits de rapport (en location). Si d’aventure vous vous promenez dans l’avenue Foch et le début de la rue Paul-Vaillant-Couturier, vous retrouverez de nombreux exemples de cette évolution urbaine et architecturale.

Gare et place de Grande Ceinture
Gare et place de Grande Ceinture © Archives Municipales d'ArgenteuilGare et place de Grande Ceinture © Archives Municipales d'Argenteuil

La ligne de la grande ceinture

Bien que le train arrive à Argenteuil en 1851, seul le Centre-Ville profite pleinement des avantages que confère ce progrès technologique. Les autres quartiers, trop éloignés, restent ruraux jusqu’en 1881. Date de la mise en service de la ligne de la grande ceinture, qui dessert la grande banlieue de Paris. Elle permet aux habitants de Seine et Oise (département créé après la Révolution et réorganisé en 1968, formant le Val-d’Oise, l’Essonne, et les Yvelines) de rejoindre la préfecture de Versailles.

En 1892, une gare de triage est construite à l’ouest de l’agglomération d’Argenteuil. On profite de ces aménagements pour raccorder la ligne de la grande ceinture à celle de Paris, récemment prolongée jusqu’à Mantes-la-Jolie. Une halte est conçue rue des Alouettes, au Val-Notre-Dame, pour permettre aux voyageurs d’effectuer le changement entre les deux lignes. Avec la gare de triage, le transport de marchandises devient aussi important que le transport de voyageurs. La gare de la ligne de la grande ceinture sera d’ailleurs fermée aux voyageurs dès 1930.

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