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Promenons-nous dans le patrimoine: Combiner la ville et la campagne, l'idéal des cités-jardins

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Véritable témoins de l'histoire et de la vie ouvrière du 20ème siècle, les cités-jardins sont parties intégrantes du patrimoine urbain français. Il en existe trois à Argenteuil.

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les banlieues d’Ile-de-France connaissent une forte croissance démographique, conséquence de la révolution industrielle. Trop souvent obligée de se loger dans des quartiers surpeuplés et insalubres, la population ouvrière est la première victime des épidémies (choléra, tuberculose).

Durant l’entre-deux-guerres, l’Office public d’habitations à bon marché (OPHBM) décide de construire une quinzaine de cités-jardins en région parisienne, pour décongestionner la capitale et répondre aux problèmes de logement.

Un concept inspiré d’un urbaniste anglais

Ebenezer Howard
L'urbaniste anglais Ebenezer HowardL'urbaniste anglais Ebenezer Howard

Leurs plans sont largement inspirés des idées de l’urbaniste anglais Ebenezer Howard, qui a créé le concept de « Garden city ». Selon lui, la ville idéale, définie dans son livre "Tomorrow a Peaceful Path to real Reform" (1898), est une synthèse de la ville et de la campagne. L’idée est de construire des petites villes ne dépassant pas le chiffre de 30.000 habitants.

Bâtie de manière concentrique et maillée d’espaces verts, la « garden city » possède en son centre tous les équipements nécessaires à la vie sociale des habitants : commerces, infrastructures culturelles, sportives et administratives. Entourée d’usines et de terres agricoles, la ville imaginée par Howard doit permettre à ses habitants de travailler et de se divertir à proximité immédiate de leur lieu d’habitation.

Chaque « garden city » est un ensemble, et ne peut s’étendre à l’infini. L’agrandissement du bassin de vie ne peut se faire que par la fondation d’autres « garden cities » et la création d’un maillage de réseaux de transports et de routes entre elles.

Alors qu’Ebenezer Howard souhaitait réinventer la construction de villes nouvelles, les cités-jardins d’Ile-de-France s’implantent dans les villes existantes, souvent dans les quartiers nouveaux, construits selon les principes du courant hygiéniste (ouvrir les villes, abaisser la densité de population, favoriser les activités de plein air). Le principe reste le même : développer un ensemble de logements sociaux, auquel sont intégrés des équipements collectifs.

A Argenteuil, trois cités-jardins ont été construites par l’OPHBM

La première est celle du Marais, construite entre 1925 et 1930 sur une partie de l’ancien domaine du Marais. L’ensemble est d’ailleurs construit à partir de l’avenue du parc. Suivant le principe de décloisonnement, la cité-jardin du marais est composée d’une centaine d’habitations individuelles, pouvant abriter plus de six cents personnes. Pour répondre aux préconisations hygiénistes, un stade et un parc à jeux pour enfants sont intégrés au plan d’ensemble dès 1922. La diversité des modèles de maisons et  le recours à des éléments architecturaux et ornementaux variés donnent à cette cité-jardin une apparence bourgeoise.

C’est ensuite à l’est de la ville qu’une autre cité-jardin est construite : dans le cadre de l’extension de la ville, le conseil municipal charge un architecte et la commission de la Société anonyme des Cités-jardins de la région parisienne de concevoir ce nouvel espace. En 1929, le conseil municipal approuve le projet de la future « cité d’Orgemont ». 750 maisons individuelles et 20 maisons collectives sont imaginées, pouvant accueillir plus de 5000 habitants. Les travaux démarrent en 1929 et en 1931, 19 pavillons et 70 logements sont déjà occupés par des familles argenteuillaises. Le style des maisons, d’inspiration régionaliste, est repris par le nom des rues dans ce nouveau quartier ( vue satellite).

Après la construction de la cité-jardin du Marais, l’OPHBM entreprend, en 1931, la construction d’un nouvel ensemble d’habitations regroupant environ 350 logements, dans le quartier du Perreux. Associant des maisons individuelles jumelées et des immeubles, la cité-jardin est organisée autour d’une grande cour à usage collectif, la place Léopold Hirsch.

Cité-jardin Marais
la cité-jardin du Marais

 

La Lorraine-Dietrich : une cité patronale

cité lorraine dietrich
La place de la cité patronale de la Lorraine-DietrichLa place de la cité patronale de la Lorraine-Dietrich

Face à la crise du logement et aux conditions de vie des ouvriers, quelques dirigeants d’entreprises se lancent dans la construction de cité-ouvrières dans un esprit paternaliste: des logements modestes mais décents et conformes aux théories hygiénistes sont construits à proximité des usines.

Ce fut le cas à Argenteuil, avec la cité patronale de la Lorraine-Dietrich.   Avant même de s’installer dans la ville en 1907, l’usine automobile acquiert plus de 125 000 m² de terrain à proximité de sa future usine, prévoyant de construire la cité ouvrière. Réalisée pour les ouvriers et les contremaîtres, celle-ci regroupe une soixantaine d’habitations individuelles avec jardin. Elles sont construites de part et d’autre de l’actuel boulevard du Général Delambre, entre 1910 et 1914. Les maisons réservées aux ouvriers donnent sur le boulevard tandis que celles réservées aux contremaîtres sont réparties autour d’une place donnant accès au stade de l’usine, seule infrastructure prévue dans le plan d’aménagement. La cité Lorraine-Dietrich n’est pas une cité-jardin : les équipements collectifs sont absents. En partie détruit par les bombardements durant la Seconde guerre mondiale, l’ensemble est reconstruit à l’identique après 1945.

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