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Promenons-nous dans le patrimoine : Les débuts du logement social

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En 2013, la cité du Tronc fêtait ses 80 ans. Première construction de l’office public des habitations à bon marché, l’ensemble est emblématique de la politique sociale que mène la Ville depuis plusieurs décennies.

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Archives municipales (photo: Louis Bares)Archives municipales (photo: Louis Bares)

 

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, le pays connait une forte croissance démo- graphique, conséquence de la révolution industrielle. Une masse d’ouvriers s’est déplacée jusqu’en Ile-de-France, qu’il faut désormais loger. Sur la vague des courants hygiéniste et paternaliste de l’époque, plusieurs dirigeants d’entreprises font construire des cités patronales, mais la plupart des ouvriers souffrent du mal-logement. Les conditions de vies sont tellement dégradées que les maladies pullulent : en 1832, une épidémie de choléra fait ainsi près de 20 000 victimes en France. Pour éviter que de tels drames se reproduisent, la première loi visant à lutter contre le logement insalubre est votée à l’Assemblée nationale le 13 avril 1850.

Suite à un Congrès international, la société française des habitations à bon marché (SFHBM), un organisme privé à but philanthropique, est crée en 1889. Mais ce n’est qu’en 1894 que la loi Siegfried pose les bases de ce premier concept de logement social, qui vise à permettre l’accession à la propriété pour les populations modestes. Plutôt que des interventions publiques, l’Etat met en place des incitations en faveur des futurs propriétaires, comme des exonérations de taxes et d’impôts.

En 1906, la loi Strauss permet aux communes et départements de délivrer des prêts pour construire des habitations à bon marché. Cette loi conduit à la création des comités départementaux d’habitations à bon marché.

Jusque là, les habitations à bon marché sont l’œuvre d’entreprises privées, comme les cités patronales ou les cités-jardins. Ce concept architectural, rassemblant habitations, commerces et équipements publics, avait pour but d’offrir un logement décent à une population modeste, est en quelque sorte l’ancêtre des habitations à bon marché.

 

1912 : la création des OPHBM

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Alors que l’Etat n’intervenait que pour favoriser l’accès aux prêts financiers pour les ouvriers, laloi Bonnevay autorise en 1912 les collectivités locales à créer des offices publics d’habitation à bon marché. Ces organismes publics sont destinés à construire, aménager et gérer des habitations à loyer moyen pour combattre la crise du logement populaire.

A Argenteuil, cet office est créé en 1923. Mais il faut attendre 1933 pour que sa première réalisation sorte de terre, dans le quartier d’Orgemont : la cité du Tronc. Rassemblant 94 logements répartis en trois bâtiments, l’ensemble est bâti sur un terrain de 4500m2, mis à disposition par la Ville. Imaginée par l’architecte argenteuillais André Cordonnier, elle abrite à l’époque les familles modestes des usines implantées sur le territoire communal. C’est le premier ensemble immobilier construit par l’OPHBM d’Argenteuil pour répondre à la problématique du logement qui touche l’Ile-de-France.

En 1928, Louis Loucheur fait d’ailleurs voter une loi en vue de la construction de 260 000 logements, dont 200 000 habitations à bon marché pour tenter d’enrayer cette crise.

80 ans après sa création, la cité du Tronc abrite aujourd’hui plus de 400 personnes. Depuis 1950, date à laquelle les habitations à bon marché se transforment en habitations à loyer modéré et deviennent les HLM que nous connaissons, l’office intercommunal AB-Habitat a construit près de  10 000 logements.

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Archives municipales (photo: Louis Bares)

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