La chapelle Saint-Jean-Baptiste

Xe-XIe siècle

19, rue Notre-Dame


-  1003
La chapelle Saint-Jean-Baptiste est fondée grâce à l’effort architectural de Robert Le Pieux et de sa mère Adélaïde. Dépendance de l’abbaye Notre-Dame, c’est l’un des derniers exemple de l’art roman d’Ile-de-France.


-  XVIIe siècle
Les moines rencontrant des problèmes financiers, sont contraints de vendre cette chapelle à un laïc. Ce dernier étant vigneron, il l’utilisa comme cellier. Ainsi, elle échappa lors de la Révolution à la vente comme Bien national qui frappa le reste de l’abbaye. Cela lui permit de traverser les siècles jusqu’à nous.

-  1945
La chapelle Saint-Jean-Baptiste est classée Monument Historique. Elle a été restauré dans les années quatre-vingts.

Architecture
Cette chapelle de plan carré, comporte trois nefs (allées longitudinales délimitées par des colonnes formant des lignes et orientées, dont l’allée centrale se prolonge vers l’absidiole) recouvertes de six voûtes d’arêtes (plafond arrondi ou chaque travée est dotée de deux nervures se regroupant en un point formant quatre quartiers) reprises sur deux colonnes centrales ; la nef médiane, orientée, se termine par une absidiole en cul de four (petite chapelle arrondie se situant dans le prolongement de la nef centrale), reconstituée lors de la restauration des années 1980.
L’édifice devait, à l’origine, au VIIe-VIIIe siècle être situé dans l’enclos de l’abbaye bénédictine primitive. Des fouilles entreprises en 1942 ont mis au jour, au sud du bâtiment, trois rangées de sépultures maçonnées, pouvant remonter au VIIIe siècle ou au IXe siècle. Le rôle précis de ce bâtiment, qui n’est pas un baptistère, demeure inconnu, l’hypothèse d’une chapelle sépulcrale étant la plus plausible.

L’épitaphe d’Addalalde
Cette inscription funéraire incorporée au mur oriental de la chapelle Saint-Jean-Baptiste mentionne l’inhumation du diacre Addalalde "maître de chant dans ce monastère", mort le 15 des calendes de septembre d’une année non précisée. Dès le XVIIIe siècle, les érudits ne manquent pas de s’interroger sur l’âge, l’emplacement et la fonction de ce monument. En effet, rien ne prouve que la pierre soit à sa place d’origine, et si certains épigraphistes ont reconnu là une écriture du XIe siècle, il est douteux que l’enseignement du chant, dans un monastère de femmes, ait été confié à un simple diacre. Admettre une datation plus récente, postérieure à 1129, permet de résoudre cette contradiction.

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