Argenteuil, Monet et la Seine... une histoire commune
Miam Miam
Les 10 Km d'Argenteuil
Gerry Joe Weise Joe Louis Walker
XVIIIe siècle
Pierre (5,25x6 m)
Rue Auguste Delaune
XVIIIe siècle
Le portail est rapporté devant le petit pont de la douve principale pour fermer la cour d’honneur du château détachée de son avant-cour après les lotissements de 1881-1883.
Madame Lelong, antiquaire parisienne, propriétaire du château du Marais de 1887 à 1902 l’aurait fait ramener du Midi de la France ; ses vantaux sculptés ont disparu durant la dernière guerre.
1933
Le portail est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques. La porte est restée intacte grâce à ce statut, contrairement au château qui a été détruit progressivement pour l’installation d’un complexe sportif inauguré en 1969.
Il subsiste également l’ermitage appelé communément chapelle du Marais qui appartenait au domaine du château du Marais.
1991
Une étude menée par les membres de la Société Historique et Archéologique d’Argenteuil et du Parisis a montré que cet édifice, qui n’est pas une chapelle, a été construit en 1788. A ce titre, il est le dernier témoin de ce que fut le domaine du château du Marais où vécurent Jacques de Flesselles et la famille de Mirabeau. Cependant, cette étude n’a pas permis son inscription à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.
Ce beau domaine était la propriété des Bénédictins d’Argenteuil depuis le Moyen-Age. Ce site du Marais s’étendait depuis les bords de Seine jusqu’au Val-Notre-Dame ; les moines, peu soucieux d’assurer l’entretien de la propriété, la loueront à des notables fortunés. Ainsi, en 1749, le prieur Roullin de Launay concède par un bail de 99 ans la jouissance du Marais à la famille de Prévost de Chantemesle qui vont restaurer et agrandir les bâtiments, jardins et bassins du domaine. En 1786, le domaine est loué à Jacques de Flesselles, nouveau Prévôt des Marchands de Paris.
Celui-ci est assassiné le 14 juillet 1789 lors des émeutes qui accompagnèrent la prise de la Bastille. En 1791, Honoré Gabriel Riqueti, comte de Mirabeau, nouveau président de l’Assemblée Nationale, dont les parents avaient vécu à Argenteuil, son père y avait été enterré le 13 juillet 1789 acquiert le bail emphytéotique, auprès de Jacqueline de Flesselles, héritière de son frère Jacques, pour un temps très court, et mourra avant d’avoir pu acquérir la toute propriété des lieux devenus Biens nationaux au début de la Révolution.
Sous Napoléon 1er, le ministre de la Marine, Denis Decrès, poursuivra les embellissements rendant "ce domaine l’un des plus remarquable des environs de Paris".