Portraits d'Argenteuillais

Portraits d'Argenteuillais

Si vous entendez le nom de Kambach, annulez tous vos rendez-vous et courez à la Cave dîmière pour voir son installation.
Vous serez émerveillés !

Bio

  • 1956 : naissance à Téhéran
  • 1973 : s’installe aux Etats-Unis pour des études artistiques
  • 1976 : arrive en France et s’inscrit à l’université de Vincennes, puis à l’école des Beaux-Arts de Paris
  • 1980-2010 : réalise une vingtaine d’expositions individuelles et participe à une quarantaine d’autres collectives
  • Mai 2010 : participe au « Mai des artistes » à Argenteuil.

Discret et rigoureux. Moshgelan Kambach ne laisse pas indifférent.
Rencontré dans son atelier du centre-ville d’Argenteuil, il mettait la dernière touche à son installation.
Une étrange création sur le thème de l’Afrique de l’Ouest, imposé par le cahier des charges de la Ville pour le « Mai des artistes » 2010. Le visiteur se trouve en présence d’une forme cubique
noire, qui ressemble étrangement à unmonument religieux universellement connu.

Des sculptures et des masques en ornent les quatre côtés perpendiculaires.
Une face intitulée « La magie de l’Afrik », avec un k, représente une fresque sur la nature africaine où les animaux et les végétaux s’entrelacent dans une parfaite harmonie.
Un fond de végétation sauvage laisse imaginer ce que serait le berceau de l’humanité.
Sur la deuxième face dénommée « L’Afrik des masques », on y voit différents modèles de masques
où l’artiste s’efforce de rendre visible « l’invisible » et d’exprimer des idées de grandeur « supraterrestre » dont le mystère du masque est l’élément central.
Quant au troisième côté du cube, « Le malheur de l’Afrik », le visiteur est devant la face la plus sombre. Mais paradoxalement, son traitement n’est pas le plus noir, comme s’il s’agissait
de conjurer les mauvais esprits.
Sur la quatrième et dernière face, une porte incite le visiteur à pénétrer le mystère de l’Afrique. C’est le symbole de l’ouverture de ce continent sur le monde.

Bref, un beau voyage dans un monde irréel et abstrait à symétrie cubique. « Kambach n’a pas choisi l’ordre de réalisation de ces quatre faces. Elles se sont imposées progressivement,
dans une construction harmonique et esthétique. Pour cela, il utilise des morceaux de bois, des cartons, des branchages, des enduits, du goudron, des grillages, de la peinture acrylique ou à l’huile. Bref, des
techniques mixtes pour un travail in situ », explique Corinne Lafosse, coconceptrice du cube.