Portraits d'Argenteuillais

Onirisme médiéval

Portraits d'Argenteuillais Onirisme médiéval

Portraits d'Argenteuillais

Monteur et réalisateur, Rémi Hoffmann vient de sortir, à 36 ans, son premier long métrage. Pas loin d’une décennie s’est écoulée depuis les premières prises.

Bio

1980 naissance au Blanc-Mesnil (93)
2000 licence de cinéma
2011 installation à Argenteuil
2016 première des « Seigneurs d’outre-monde »

Après le phénomène « Projet Blairwich », y aura-t-il la phénoménale surprise « Les Seigneurs d’outre-monde » ? Ces deux films ont été tournés avec un budget riquiqui et le deuxième par l’Argenteuillais Rémi Hoffmann. « Il s’agit d’un long métrage médiéval fantastique qui a mis huit ans à voir le jour. » On a connu moins persévérant que ce fils de professeur d’histoire, tombé dans les contes quand il était petit. « S’est ajoutée une culture populaire et un peu geek », sourit-il. Rémi dévore donc les bandes dessinées, s’immerge des heures dans les jeux vidéo et frôle la boulimie cinématographique. « Les arts se répondent. J’apprécie beaucoup que l’on évoque des thèmes sociaux durs mais par le prisme de l’onirisme. L’étrange et le magique peuvent très efficacement véhiculer des métaphores de notre quotidien. » Avant de parler de plaisir et d’émotions, et de fond. Une bonne narration maintenant la tension dramatique étant indispensable pour éviter le navet, Rémi Hoffmann décroche un BTS Audiovisuel et montage puis une licence de cinéma, lui qui a toujours écrit et dessiné.

Depuis une quinzaine d’années, Rémi sévit comme monteur ou réalisateur pour des clips (Kavinsky), des publicités (Dior ou Amnesty International) ou des films événementiels. En 2007, cet esprit bouillonnant et créatif se lance dans son grand projet, un film dans l’esprit de « Willow » ou du « Seigneur des anneaux ». Ses seigneurs à lui mettront donc pas mal d’années à monter sur le trône du septième art. Jusqu’en 2014, un noyau de bénévoles passionnés, professionnels de l’audiovisuel ou non, jouent les acteurs, les cadreurs, les figurants… Provins, la forêt de Fontainebleau ou les caves Saint-Sabin à Paris : les tournages se succèdent « dans une ambiance proche de la colonie de vacances. » Tout repose sur l’amitié, la bonne volonté.

Au fil du temps, le film se taille une petite réputation chez les amateurs du genre, Facebook en héraut de sa communication, avec le livre servant de prequel, « La Geste d’Ellowan », écrit par leco-scénariste Fenriss, également argenteuillais (lire L’Argenteuillais n°195). Un financement participatif permettant de finir l’oeuvre grâce aux 35 000 € récoltés. « Les Seigneurs d’outremonde » ont finalement dévoilé leur visage en mai dernier, lors d’une première au Gaumont-Aquaboulevard. Elle fut suivie de plusieurs projections, partout en France, dont une au Figuier blanc en octobre. « Nous devrions pouvoir en organiser d’autres dans les prochains mois et songeons l’éditer en DVD et DVD Blu-ray », promet Rémi. Qui a déjà un pied dans le futur. Son futur artistique. Qui pourrait être dessiné et animé.

> LesSeigneursdOutreMonde.com