Portraits d'Argenteuillais

Poings break

Portraits d'Argenteuillais

Triple championne de France, double championne internationale, puis championne du monde, l’énergique et volontaire Prisca Vicot a rejoint le Coma boxe il y a quelques mois.

Bio

2012
1er titre national
2016
1er titre “International German”
2018
championne du monde (UBC super légers)

Elle a du répondant, s’avoue carrée, déterminée, prête à sacrifier les crèmes glacées sur l’hôtel du ring. Fidèle aussi, discrète, tout en étant persuadée que l’inaccessible est à portée de main gantée, si l’on sait travailler dur et s’entourer des bonnes personnes.

Équipe. « J’ai avec moi des personnes extraordinaires, comme David Kuperminc, mon préparateur physique, mental et diététicien avec qui je travaille depuis un an ; mon sponsor, Christophe Février ; mes entraîneurs, Tina en Allemagne, Malik à Herblay ; sans oublier Toni Salvatore, président du Coma boxe, avec qui je m’entraîne », salue Prisca. Elle a rejoint le club argenteuillais l’an passé, après avoir rencontré ce dernier. « Le courant est tout de suite passé », assure la championne. Infatigable et persévérante, et grâce à de très bonnes capacités physiques, la jeune femme a « encore une marge de progression », soulignent ses entraîneurs.

Bosseuse. Les chiffres parlent d’euxmêmes : elle s’entraîne quatre à six heures par jour, si possible en musique. La boxeuse avoue même prendre un plaisir certain à préparer un championnat. Quitte à laisser au vestiaire certains plaisirs de la vie. « Avec l’habitude, ce sont des sacrifices que je ne ressens plus comme tels. »

Sur le tard. Prisca Vicot n’a enfilé les gants qu’à 25 ans. Auparavant, elle avait pratiqué de nombreux arts martiaux, viet vo dao, grappling et jeet kunde do, dont elle apprécie la rigueur tout en estimant que l’on y progresse trop lentement. Elle s’oriente alors vers le full contact dont elle fut championne d’Europe, multiple championne de France, puis la boxe anglaise. « La boxe me correspondait davantage. Après des débuts chez les amateurs, où il n’y avait
que trois rounds et les coups non portés, je suis passée chez les professionnels. » Ici, coups portés et dix rounds possibles. « Cela permet de construire notre combat où chaque détail a son importance », insiste Prisca.

Puncheuse. On l’aura compris, aller au contact, utiliser sa puissance sans jamais rien lâcher, est important pour la sociétaire du Coma. Tout en respectant l’adversaire, sans négliger ni style ni technique. Une de ses idoles n’est-elle d’ailleurs pas l’élégant Oscar de la Hoya ? Discrète. Presque secrète, mais en mystère sélectif : on ne saura pas tout, juste l’essentiel.