Portraits d'Argenteuillais

Commetez des fêtes

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Portraits d'Argenteuillais

Alors que le Comité des fêtes d’Argenteuil fête ses 50 ans, son président Jacques Bailliez défend sans relâche la cause associative.

Bio

1949 naissance à Argenteuil
1980 entrée au comité directeur du Coma
1995 présidence du Comité des fêtes

Net, concis, sans chichis... Jacques Bailliez ne s’embarrasse pas de fioritures oratoires. « Mais quand j’ai quelque chose à dire, je le dis. » Le président du Comité des fêtes depuis 1995 s’apprête à fêter les 50 ans de l’association. Un demi-siècle de carnavals, fêtes de la Saint-Sylvestre ou encore de la Saint-Valentin. Après avoir pris la succession de son unique prédécesseur, José Labuena, il a travaillé « sans problème avec quatre maires de trois obédiences différentes. »Jacques a bien des convictions, « c’est ce qui fait notre richesse », mais il les garde pour lui. La moustache frétillante, le sourire malicieux... Un bon vivant qui aime se marrer, attaché à l’autodérision. N’est-il pas déguisé en vache lors d’un carnaval sur une photo qui trône dans son bureau ? « Je dois aussi avoir un costume de renard quelque part... »

Dans les prochains mois, le comité va organiser plusieurs soirées et le Téléthon, comme il le fait depuis 1995. « M’engager, en tant que bénévole, au service de ma ville et de ses habitants est une évidence. Cela passe par l’engagement dans le Comité, auprès de Festiv’ Centre-ville ou des Amis de Champagne. » Un engagement débuté en 1980 quand ses deux filles entrent dans la danse de la section éponyme du Coma, dont il sera vice-président pendant 14 ans. Infatigable défenseur de la cause associative, il joint l’action à la parole économe au sein du Conseil consultatif de la vie associative [créé à l’automne dernier par la Ville, ndlr]. « Les gens sont de plus en plus individualistes, regrette-t-il. D’ailleurs, si des jeunes ont envie de rejoindre le Comité des fêtes, qu’ils n’hésitent pas ! »

Jacques Bailliez a longtemps mené vies associative et professionnelle de front. De l’or dans les mains et le cœur. Il s’était tourné dès 14 ans vers les ateliers et le « très beau » métier de tourneur-fraiseur. « Mon plaisir était de créer, par exemple, les premiers vilebrequins de la Renault 30. » Maintenant à la retraite, il essaie de se poser, bricole, s’offre un bon resto, lui la fine gueule, et voyage. « Quand on vieillit, on fait les mêmes choses mais moins vite. » Reconnaissez, cher Jacques, qu’au départ, certains, dont vous faites partie, vont quand même un peu plus vite que la moyenne.