Portraits d'Argenteuillais

Priser la glace

Portraits d'Argenteuillais

Son père se dit fier de lui. Il y a de quoi : à 15 ans, l’Argenteuillais Kory Malinur vient de rejoindre l’équipe américaine de hockey de Des Moines. Elle évolue dans la ligue la plus élevée de sa catégorie d’âge.

Bio

2012 découverte du hockey sur glace
2014 entrée chez Les Anges (Colombes)
2017 départ pour le Canada
2019 recrutement chez les Bucaneers(Des Moines, Iowa).

Débarquer seul à 13 ans, dans un pays inconnu dont on ne parle pas la langue… Sans le courage et la persévérance de Kory Malinur, vous êtes foutu. Lui non. Ça fait même deux ans qu’il réside en Amérique du Nord pour réaliser son rêve : jouer en Ncaa, la ligue universitaire américaine de hockey sur glace. Projet fou ? Pas pour Kory, qui ne manque ni d’ambition ni de volonté. « J’ai découvert le hockey sur glace à 8 ans au forum des associations d’Argenteuil et me suis inscrit au club*, où Marc Naretto m’a appris à patiner. » Puis il rejoint l’équipe de Colombes quand intervient le petit coup de chance que son entourage a su provoquer et le talent de Kory faire fructifier. « En février 2017, j’ai été invité à participer au plus grand tournoi international du Canada, à Québec. J’ai alors été recruté par l’Ontario Hockey Academy. » À seulement 13 ans, et avec autant de facilité que s’il était allé s’acheter une nouvelle paire de tennis, ou plutôt de patins. « En arrivant, j’étais stressé mais mes parents m’ont toujours poussé à me donner à fond pour atteindre mes objectifs et vivre sans regret. Je suis très heureux ici, bien entouré et hébergé par une famille d’accueil magnifique », salue Kory. Car il ne s’est pas arrêté en chemin et a rejoint cet été Les Bucaneers à Des Moines, après avoir été repéré par Chad Levitt, agent NHL (ligue nationale de hockey) qui s’occupe à présent de sa carrière.

Volonté… Le mot n’est pas assez fort quand on se penche les yeux ronds comme des soucoupes sur une journée-type de Kory.
Lever : 4h ; entraînement : 5h45-7h ; cours dans un lycée public : 7h30-14h30 ; retour à la patinoire pour un nouvel entraînement : 15h30-17h ; sans oublier les 2 ou 3 matches le week-end qui sont d’ailleurs retransmis à la télévision… ; et coucher : 19h. Entretemps, il aura trouvé le temps de téléphoner à sa famille en France et de se faire parfois une toile avec ses potes de l’équipe de football américain de son établissement. « Je dois encore gagner en vitesse et masse musculaire. On progresse en jouant avec et contre les meilleurs. Je suis d’ailleurs le seul Français de ma ligue », précise le sage phénomène. Un phénomène doublé d’une exception.

* Argenteuil Sports de glace (ASG)