Portraits d'Argenteuillais

100 ans : 1 000 voyages

Portraits d'Argenteuillais 100 ans : 1 000 voyages

Portraits d'Argenteuillais

La commune compte une centenaire de plus. Argenteuillaise de toujours, Jacqueline Henry fut longtemps impliquée dans la vie de la paroisse Saint-Denys et au sein de l’association du Vieil Argenteuil.

Bio

18 NOVEMBRE 1919 naissance à Argenteuil
1979 retraite
1980 trésorière de l’association du Vieil Argenteuil.

Une vie de fidélité. Fidélité à une ville, Argenteuil ; à une entreprise, la banque qui l’employait ; et à ses convictions religieuses. Catholique, Jacqueline Henry a longtemps assuré des permanences à la basilique Saint-Denys et c’est d’ailleurs sa flèche qui se dessine maintenant dans l’encadrement de sa fenêtre de chambre, à la résidence Les Pensées. Le 18 novembre, ce sont bien les cent ans de Jacqueline que l’on y célébrait. Pendant vingt ans trésorière de l’association du Vieil Argenteuil, elle y avait succédé à Gilbert Mothron, le père de l’actuel maire.

Est-ce dû à son caractère harmonieux et tranquille ? Ce qui est sûr, c’est que Jacqueline est « appréciée de tous. Je ne l’ai jamais vue se mettre en colère », indique Marie-France Han, sa nièce. Curieuse etvolontaire, ses engagements l’ont longtemps amenée à aider les autres. Un symbole ? Née un an après l’armistice de la Première Guerre mondiale, Jacqueline est « une enfant de la paix retrouvée ».

Passionnée d’histoire, la jeune centenaire ne rate aucune émission de télévision sur le sujet et a exploré les branches de l’arbre généalogique familial remontant au XVIe siècle. Et plus encore que le passé, c’est l’ailleurs qui l’aura attirée. Car Jacqueline Henry voyageait. Beaucoup et parfois loin. « Elle avait été marquée notamment par sa découverte de l’Égypte. Découverte, le mot est choisi : Pas forcément extravertie, sa vie d’alors était assez réglée, ses pérégrinations lui apportaient le changement, le dépaysement. » Alors elle sillonnera le monde, des États-Unis à la Chine, de l’Europe au Proche-Orient. Sans oublier l’Hexagone. « J’ai visité tous les départements de notre pays », s’amuse la vieille dame. Avec quelques petits préférés, comme le Pays basque ou la Côte-d’Azur et son arrière-pays.

Cependant, son vrai pays, c’est Argenteuil. Elle y est née et a vécu pour l’essentiel dans le pavillon de la rue Denis-Roy, construit par ses parents après leur mariage. Jacqueline en a entretenu soigneusement le jardin, et s’est passionnée pour la reliure et la tapisserie. Si elle-même n’a pas eu d’enfants, ceux de ses deux sœurs sont sa famille. Et au moment de choisir une maison de retraite, alors qu’il aurait été plus facile qu’elle se rapproche de sa nièce en la choisissant parisienne, une évidence s’est imposée à tous : Jacqueline restait à Argenteuil.