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Fête de la musique : rencontre avec les Fatals Picards

Reportages Fête de la musique : rencontre avec les Fatals Picards

Reportages d'actualités Le 21/06/2018

Entre rock festif, humour décalé et lâcher de licorne géante, les Fatals Picards ont enflammé la scène du parc des Berges pour cette édition 2018 de la Fête de la musique. Nous sommes allés rencontrer le groupe : l’occasion de passer de l’autre côté de la scène ! Rencontre.

Nous arrivons à la fin du match France – Pérou, et le groupe semble plutôt détendu. C’est naturellement avec Laurent Honel, le guitariste et plus ancien membre des Fatals Picards, que nous commençons notre interview. Le temps de faire un petit retour sur l’histoire du groupe et son humour atypique. Car si vous les connaissiez peut-être pour leur participation à l’Eurovision en 2007, les Fatals Picards fêtent déjà leurs 20 ans et ont plus de 1500 concerts à leur actif.

Première question : pourquoi l’humour ? Laurent nous explique que les Fatals Picards ont toujours eu une grille de lecture décalée du monde. C’est très sûrement dû à leurs influences, comme Desproges, les Monty Python ou encore Renaud et Brassens. Ce qui ne les empêche pas d’avoir un vrai engagement dans leurs chansons : « l’humour est un moyen d’apporter une certaine connivence », il réfléchit et rajoute « ça permet d’aller plus loin et plus vite dans ce qu’on veut dire ». Les chansons humoristiques sont donc leur façon de traiter les sujets de société, de manière satirique, parodique ou avec beaucoup de dérision, « mais jamais de méchanceté ! ». Car Laurent tient à préciser : « on ne rigole pas de quelqu’un, on rigole des choses ». Ce qui fait que certains sujets sont d’ailleurs plus « casse-gueule » que d’autres, mais c’est ce genre de défis qu’ils aiment. Il pense notamment à leur chanson « Le fils de P. » où ils ont cherché à parler avec beaucoup de d’humour de Vladimir Poutine, sans tomber dans le grotesque.

Alors, venir à Argenteuil, c’est l’occasion de faire découvrir leur musique, et donner à rire, réfléchir, écouter et s’amuser en même temps. (Et on n’a pas été déçus !)

Mais pas le temps pour nous de poser d’autres questions, Paul Léger, le chanteur du groupe nous rejoint. Un vrai fanfaron qui vient nous décrire avec enthousiasme les chansons de leur prochain album : ils y aborderont des sujets comme les interdits alimentaires, le suicide dans le monde agricole ou encore les fêtes médiévales. Un album aux différents tons et différents styles qui nous « donnera sûrement envie de brûler tous [nos] CD et d’investir en masse dans les albums des Fatals Picards ».

Finalement, toutes nos questions ne les empêchent pas de parler de la Coupe du monde ou de débattre avec sérieux du « petit bonhomme en mousse » et son sens caché.

Alors : humour, engagement, réflexion ? les Fatals Picards ont encore beaucoup de choses à nous faire découvrir. Mais en attendant, ils montent sur scène, le public les acclame. Nous rendons le micro et laissons le spectacle commencer.

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