Ma ville

Les sites remarquables

L’abbaye Notre-Dame

19 rue Notre-Dame - VIIe siècle
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L’abbaye d’Argenteuil apparaît dans les textes à la fin du VIIe siècle (697).
Dédiée à Sainte-Marie, elle est alors occupée par une communauté féminine. On connaît très mal l’histoire du monastère avant l’an mil. On suppose que le site souffre des passages des Normands sur le fleuve entre 845 et 862. Grâce à plusieurs séries de dons, le site est reconstruit puis agrandi à partir de 1003. Devenue une abbaye riche et prospère grâce à sa production de vin, elle attire l’attention de Suger, abbé de Saint-Denis qui en chasse les moniales, dont la célèbre abbesse Héloïse, en 1129.
Perdant son indépendance, l’abbaye est transformée en prieuré de Saint-Denis et gérée par les moines bénédictins. Le monastère reste le centre de la vie locale jusqu’en 1789. À la Révolution, l’abbaye est rachetée comme bien national et sert alors de carrière de pierre. Elle disparaît peu à peu du paysage argenteuillais.
Les restes de la crypte, de la salle capitulaire et du cloître sont mis au jour lors des fouilles menées entre 1989 et 1994. Les vestiges, inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, sont aujourd’hui en cours de classement.

L'allée couverte des déserts

68 rue des Déserts (Orgemont-Volembert) Néolithique récent (-3400 ans à -2700 ans) Bronze ancien (-2000 ans à -1500 ans)
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En 1867, un viticulteur argenteuillais découvre une sépulture mégalithique de type allée-couverte.
Louis Leguay, président de la société parisienne d’Archéologie et d’Histoire, dégage un ensemble architectural de 9 mètres de long. De nombreux ossements et objets sont découverts, tels que poignards, pointes de flèches, haches polies, ainsi que des éléments de parure (perle de nacre) et de céramique.
En 1946, une autre allée couverte, dite Vivez, du nom de l’usine sur lequel le site est découvert, est mise au jour. Les fouilles menées avant la destruction du site laissent apparaître un édifice de 20 mètres de long et un matériel particulièrement riche constitué de grandes lames en silex du Grand-Pressigny, d’armatures de flèches et d’éléments de céramique et de parure dont un collier de dents de cheval.
En se référant à d’autres structures de ce type, on peut estimer à plusieurs centaines (entre 100 et 300) le nombre d’individus inhumés dans chaque sépulture.

L'ancien hôpital

5 rue Pierre-Guienne - 1674 – XXe siècle

En 1674, René Coiffier, conseiller au parlement de Paris et aumônier du roi, lègue son hôtel à la confrérie des Filles de la Charité, établie à Argenteuil par saint-Vincent de Paul depuis 1624.
Ce dernier obtient en 1694 la permission du roi Louis XIV d’y fonder un hôpital.
Ce dernier restera en service jusqu’en 1929, date de son transfert sur le plateau du Perreux. Installé à partir de 1932 dans les locaux de l’ancien hôpital, le musée d’Argenteuil y conservait d’importantes collections liées à l’évolution du territoire.
Le musée nécessitant d’importants travaux de réhabilitation, il est actuellement fermé au public, les collections sont conservées en réserves.

Le Conservatoire

50 boulevard Héloïse - XVIIIe – XXe siècle
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Le conservatoire à rayonnement départemental de musique, danse et d’art dramatique occupe les locaux de l’ancienne mairie de la fin du XIXe siècle. Son architecture et sa décoration intérieure, quelque peu modifiées par ses fonctions institutionnelles, sont typiques des constructions publiques de la fin du XIXe siècle et du premier tiers du XXe siècle. En 1963, suite au transfert de la mairie, le bâtiment est désaffecté et accueille à partir de 1966 l’école municipale de musique.

La basilique Saint-Denys

Place Jean Eurieult – 1865
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Construite par Théodore Ballu de 1862 à 1865 dans le style néo-roman, l’église paroissiale Saint-Denys d’Argenteuil, devenue basilique mineure en 1898, abrite une série importante d’objets d’art, protégés au titre des Monuments historiques. Grâce à un financement en partie public, la devise républicaine « Liberté – Égalité – Fraternité » est inscrite sur le fronton, avant les lois de séparation de l’église et de l’État (1905). Le grand orgue de tribune, réalisé en 1867, est l’un des plus importants du Val-d’Oise et l’un des deux grands instruments construits par le facteur francilien Louis Suret. L’instrument comportant trois claviers de 56 notes et un pédalier de 32 notes avec 43 jeux a été restauré en 2008-2009.

La Basilique renferme également une relique unique pour le culte catholique : la Tunique. Elle aurait appartenu à Jésus de Nazareth, qui l’aurait portée au moment de sa crucifixion. Elle est exposée au sein d’un magnifique reliquaire, et son reliquaire d’ostension peut également être observé. Les ostensions ont lieu tous les 50 ans, les dernières datent de 1934, 1984, et une ostension exceptionnelle s’est tenue en 2016. La Tunique fut restaurée par une spécialiste textile pour l’occasion.

La Cave dîmière

107 rue Paul-Vaillant-Couturier - XIIIe siècle
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La cave dite « dîmière », est la dernière des caves médiévales conservées à Argenteuil.

Son décor riche et varié, ainsi que son architecture constituée de travées et d’arcs gothiques, permettent de dater sa construction au XIIIe siècle. Sa destination reste encore incertaine bien que l’hypothèse d’un refuge, d’une des abbayes présentes à Argenteuil au Moyen Âge, soit la plus probable.
C’est au XIXe siècle que le nom de dîmière est attribué au site sur présomption d’une fonction de stockage des produits de la dîme, impôt prélevé sur les cultures. La création autour d’elle, en 2007, d’un centre de musiques actuelles a donné l’occasion de la restaurer.

La chapelle Saint-Jean-Baptiste

Angle de la rue du 8 mai 1945 et de la rue Notre-Dame - Xe – XIe siècle
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Dépendance de l’abbaye Notre-Dame, fondée en 1003 lors de la reconstruction de l’ensemble abbatial, elle constitue l’un des derniers exemples du tout premier art roman en Île-de-France. Au XVIe siècle, les moines sont contraints de la vendre à un laïc, vigneron de métier, qui l’utilise dès lors comme cellier.
C’est ainsi qu’en 1790, elle échappe à la vente nationale qui frappe le reste de l’abbaye.

Classée Monument historique en 1945, elle est rachetée par la ville dans les années 1970 et restaurée en 1984/1985.

Domaine du Marais

Stade du Marais, avenue du Parc - XVe – XXe siècle

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Le domaine du Marais constitue, du XVe au XIXe siècle, une des propriétés les plus remarquables des environs de Paris.
De grandes familles de nobles et de notables s’y succèdent comme Honoré-Gabriel Riquetti, comte de Mirabeau.

L’ensemble du château et du parc ont aujourd’hui disparu, à l’exception de plusieurs platanes hybrides du XVIIIe siècle, du portail – inscrit depuis 1931 à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques – et de l’ermitage, petite fabrique de jardin, appelée à tort « chapelle », restaurés en 2008.

L’Homme du XXe siècle

avenue Gabriel-Péri - 1969, sculpteur Édouard Pignon, céramiste Michel Rivière

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Dans le cadre de l’aménagement de l’avenue Gabriel-Péri, Roland Dubrulle, architecte-urbaniste en charge du projet, commande une sculpture monumentale destinée à décorer la façade du futur centre culturel.

Le thème abordé sous la forme d’un triptyque est celui de l’homme dans le devenir du monde contemporain.
Côté avenue Gabriel-Péri, le panneau symbolise la guerre et le chaos en opposition à celui coté boulevard Héloïse, présentant un monde de paix, de travail, de progrès.
Sur l’angle est représenté l’homme du XXe siècle, artisan de son bonheur ou de son malheur.

La maison de Claude Monet

21 Boulevard Karl Marx - XIXe siècle

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En décembre 1871, à l’âge de 31 ans, Claude Monet arrive à Argenteuil. Après avoir passé quatre ans dans une première maison aujourd'hui détruite, située à l’angle du boulevard Saint-Denis (actuel boulevard Karl-Marx) et de la rue Pierre-Guienne, il déménage quelques mètres plus loin dans une seconde demeure plus modeste.

« La maison rose aux volets verts », qu’habite la famille Monet de 1874 à 1878, conserve sa physionomie d’origine malgré quelques modifications et détériorations au fil du temps. Après avoir racheté la maison en 2003 et une première phase de rénovation des extérieurs, la Ville s’est engagée depuis 2018 dans un projet d’aménagement et de réhabilitation de l’intérieur autour d’une scénographie innovante intitulée « Monet, l’Argenteuillais ». Son ouverture est prévue en 2021.

Le moulin d'Orgemont

2 Rue du Clos des Moines - XVIe - XXe siècle
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La légende lie l’origine du moulin à la reine Blanche de Castille, au XIIIème siècle. Il aurait été une tour de guet permettant, grâce à sa situation en hauteur, de surveiller les mouvements de troupes dans la région. Mais les premières mentions de l’édifice n’apparaissent qu’à partir du XVIe siècle, soit trois siècles plus tard. Il est alors déjà transformé en moulin à vent et appartient aux seigneurs de Saint-Gratien, qui le louent aux meuniers de la région jusqu’à la Révolution.

Dès le début du XIXe siècle, ce lieu bénéficiant d’une vue exceptionnelle, devient une véritable attraction. Racheté par Louis Monnier en 1810, le moulin devient alors progressivement un restaurant, sa femme proposant aux nombreux curieux rafraichissements et mets délicatement préparés.

En 1847, la meunerie, n’étant plus occupée que de façon occasionnelle, ferme définitivement ses portes et le restaurant devient l'une des guinguettes les plus populaires de la région. Vers 1895, les propriétaires y aménagent un belvédère, de même qu’une verrière circulaire. Dans les années 1950, une péniche retournée est installée sur le site avec de nombreux éléments chinés pour constituer la nouvelle salle du restaurant. Au fil des années, le Moulin d’Orgemont est devenu une référence dans la région, grâce au panorama exceptionnel et à sa décoration hétéroclite.

Le temple protestant

26 rue du temple, XIXe siècle
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Construit en 1895 par l’architecte Augustin Rey dans le quartier des grandes fontaines, où la communauté suisse protestante était importante, le temple adopte un style néo-médiéval. De plan rectangulaire, l’édifice est composé d’une nef recouverte d’une charpente. La façade est composée d’un grand arc en plein cintre orné d’une croix surmontée d’une imposante rosace. Un clocheton, précédé d’un auvent ajouré, coiffe l’édifice. Le temple n’a aujourd’hui plus de fonction cultuelle, il est devenu un lieu culturel associatif.

La Tour Billy

rue du Lieutenant-Colonel-Prudhon - XVIe – XXIe siècle
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Ancien moulin attesté dès 1578, sous le nom de « moulin de la grande tour », la tour Billy devait être à l’origine une tour de guet en avant des fortifications qui ceinturaient la ville. Ce n’est qu’à partir du XVIe siècle que la tour est transformée en moulin.
Il restera en activité jusqu’à la fin du XIXe siècle avant d’être transformé en maison d’habitation.

Le moulin de la « grande tour », ou tour Billy, est avec celui d’Orgemont le seul subsistant de la dizaine de moulins à vent, moulins à eau ou moulins-bateaux qui ont existé sur le territoire d’Argenteuil.