Portraits d'Argenteuillais

Les poings c'est tout

Portraits d'Argenteuillais Les poings c'est tout

Portraits d'Argenteuillais

Elle n’a pas 13 ans et pourtant, Ambre Amrous, boxeuse au Coma, fait figure d’espoir dans sa discipline. Qu’elle pratique avec détermination en faisant montre d’une grande maturité.

Bio

2009 Naissance à Ermont

2014 Début dans la boxe

2017 Entrée au Coma-boxe

2019 Victoire au championnat du Val-d'Oise (catégorie poids coqs)

« Plus tard, je ferai comme Mohamed Ali ! » Jeune fille, vous ne manquez pas d’air. Ni de talent et d’ambition.


Encore jeune ado, Ambre Amrous fait déjà figure d’espoir de la boxe valdoisienne. Elle a d’ailleurs remporté le titre départemental en 2019. Depuis, les compétitions sont interrompues par la situation sanitaire. Ce qui n’empêche pas la licenciée du Comaboxe de poursuivre ses entraînements, directement chez son coach Franco, ferraillant parfois avec ses fils, les Gatti, qui ont fait l’Insep*, constituant là d’excellents sparring-partners. Aussi précoce que mature, Ambre a découvert le noble art dans sa prime jeunesse : premiers gants enfilés à 5 ans. Serait-elle bagarreuse ? Que nenni : « J’ai juste besoin de me défouler. La boxe n’est pas violente ou agressive. Tout est cadré par des règles. D’ailleurs, on ne porte pas les coups. On travaille plus sur l’habileté, le style et la technique. » Sa maman n’est pas entièrement innocente dans cette passion, alors en gestation : « Sans pratiquer, j’ai toujours adoré ce sport ; et même si je ne tenais pas à refiler le virus à Ambre, j’ai fini par lui acheter des petits gants de boxe », sourit la membre du bureau de son premier club. L’entraîneur d’alors de sa fille, Albert Mauriac, figure de la discipline dans la région, l’emmène assister à des combats où elle écarquille les yeux et trépigne encore un peu plus : le ring sera son domaine. Albert finit par recommander sa protégée à Toni Salvatore, président et entraîneur du Coma, qui la prend sous son aile. Elle a juste sept ans, et commence à témoigner de prometteuses aptitudes. Mohamed se rapproche.


D’ailleurs, pourquoi prendre cette légende de la discipline pour modèle ? « Je veux faire comme lui. Que notre notoriété permette d’envoyer des messages de paix », assure Ambre la déterminée. Ses autres atouts pour y parvenir ? La niaque ! Elle ne jette jamais l’éponge ou apprend de ses défaites, qui n’ont pas l’air bien nombreuses. Si entraînements et combats lui plaisent tout autant, l’adrénaline lors de la montée sur le ring est irremplaçable. Quant aux blessures, elles ne lui font pas peur : « il suffit de bien esquiver. »

Pas étonnant alors d’entendre au bord d’un ring un évocateur : « Elle a de l’avenir, la petite… »

* Institut national du sport, de l’expertise et de la performance : il forme et accompagne les athlètes français de haut niveau